Durant la seconde guerre de l’opium menée par l’empire Britannique et la France, l’ancien palais d’été est pillé, puis incendié.

Le sac de l’ancien Palais d’Eté

Dans la  nuit du  5 au 6 octobre 1860, des troupes françaises arrivent aux abords du Palais d’été, qui n’est alors occupé par que quelques eunuques et protégé par des soldats chinois. Le 7 octobre, alors que les soldats chinois ont quitté le Palais, le général français Charles Cousin de Montauban décide avec le général de l’armée britannique sir Hope Grant et lord Elgin d’entrer dans le palais et d’organiser le pillage. Ils vont nommer trois commissaires pour chaque armée chargés de répertorier les objets les plus précieux et de les partager entre Français et Britanniques.

Dans ses mémoires, le général français note : Lord Elgin choisit donc un bâton de commandement de l’empereur de Chine, en jade vert, et que les Chinois estimèrent d’une haute valeur ; plus tard un semblable bâton ayant été trouvé, fut destiné à Sa Majesté l’empereur des Français.

Objets volés exposés à Londres

Du côté français, est décidé que les œuvres plus précieuses soient prises pour être données par la suite à l’impératrice Eugénie. Quelques objets sont aussi destinés à l’ambassadeur de France, au ministre de la guerre et à certains officier militaires. Selon Charles Cousin de Montauban, les troupes françaises ne participent pas directement au pillage, mais saisissent le butin des bandits locaux qui s’introduisent sur le site de l’ancien Palais d’Eté. Cependant, dans leurs mémoires, de nombreux militaires français mentionnent les pillages qu’ils ont commis dans l’ancien palais d’été. Les troupes britanniques et françaises vont en réalité essayer de voler tout ce qui est à leur portée. Les objets occidentaux, comme les horloges, sont leurs pièces préférées, mais ils pillent aussi les soieries, les ivoires, les bronzes et porcelaines qu’abritent les nombreux palais de Yuanmingyuan. Ce qui n’est pas volé, est brisé. Des trésors de l’humanité disparaissent alors.

Au feu!

Le général français Cousin de Montauban déplore le pillage du palais des archives de la Chine qui renfermait une partie de l’histoire du pays, mais ne fait rien pour l’empêcher. Le 8 octobre, un premier incendie, rapidement circonscrit éclate lorsque les troupes franco-anglaises découvrent les effets personnels des otages occidentaux qui ont été torturés.

Yuanmingyuan avant l’incendie, par Felice Beato, 1860

La destruction de l’ancien Palais d’Eté débute le 18 octobre 1860, suivant l’ordre de Lord Elgin, en représailles des mauvais traitements infligés à des otages britanniques, et pour forcer l’empereur chinois à signer rapidement un traité de paix. Le corps expéditionnaire anglais met alors le feu au Palais d’été. Si les Français ont participé au pillage quelques jours auparavant, l’ambassadeur de France, le Baron Gros, et les généraux français s’opposent à cette décision, et ne s’y associent pas. Le Baron Gros, représentant de la France, considère cet incendie comme une « vengeance inutile et dangereuse. »

Selon le lieutenant-colonel Garnet Joseph Wolseley de l’infanterie britannique, plusieurs centaines d’eunuques et de servantes perdent la vie dans l’incendie des palais.

L’ambassadeur anglais Lord Elgin envisage un temps l’incendie de la Cité interdite, au cœur de Pékin, mais y renonce au dernier moment.

Après les incendies qui n’ont laissé intactes que treize édifices, une grande partie de l’ancien Palais d’Eté tombe en ruine, et certaines pierres sont utilisées par les habitants pour leur construction.