De nombreuses œuvres ont disparu à jamais dans le pillage et l’incendie de l’ancien Palais d’Eté. Des soies, sculptures, porcelaines ont été brisées ou brûlées.  D’autres œuvres ont été pillées, et les militaires britanniques et français sont rentrés en Europe les malles pleines de ces richesses, qui ont par la suite changées de main à de nombreuses reprises, ou trainent au fond d’un grenier.

Dans les musées à l’étranger

Mais, une partie des œuvres a été volée pour être remise à la reine Victoria ainsi qu’à l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Ainsi, on retrouve aujourd’hui de nombreuses œuvres provenant du Palas d’Eté dans des musées en Europe et ailleurs, mais aussi dans des collections privées.

Au Royaume-Uni, le « Victoria and Albert Museum » expose certaines de ces œuvres. En France, on peut trouver plusieurs pièces, notamment à caractère militaire au Musée de l’Armée à Paris, mais c’est principalement au Musée chinois du Château de Fontainebleau que sont exposées les œuvres volées qui avaient remises à l’impératrice Eugénie. Ce musée, inauguré en 1863, est l’un des plus importants en Europe et a permis à de nombreux visiteurs européens de découvrir l’art de la Chine qui est longtemps resté méconnu. 

Retour en Chine?

Se pose aujourd’hui la question de la restitution des œuvres pillées à la Chine. Ce patrimoine doit-il rester hors de la Chine ? Faut-il mieux présenter les œuvres exposées dans les musées européens et évoquer de manière plus approfondie le sac du Palais d’Eté?

Après l’incendie de 1860, des bandits locaux ont aussi cherché à faire main basse sur les restes, ce qui fait que certaines pièces se trouvent aussi en Chine.

La Chine rachète les pièces présentées dans les ventes aux enchères à l’étranger pour les ramener aux pays.

En 2010, le gouvernement chinois lançait un appel aux collectionneurs du monde entier pour que soient restituées les œuvres volées. En 2019, la famille de Stanley Ho, tycoon de Macao, remettait aux autorités de Beijing une statue de tête de cheval en bronze provenant de Yuanmingyuan, que leur parent avait acheté en 2007.

Une prise de conscience

Des pièces provenant du pillage de l’ancien Palais d’Eté peuvent encore être trouvées dans les catalogues des ventes aux enchères et dans les vitrines des musées occidentaux. Mais une nouvelle prise de conscience est en train de se développer. En 2013, François-Henri Pinault, le DG de Kering (anciennement  Pinault-Printemps-Redoute), et fils de l’homme d’affaire François Pinault, faisait l’acquisition de deux têtes d’animaux en bronze, un rat et un lapin, qui avaient été volées lors du sac de l’ancien palais d’été, pour les remettre au Musée national de Chine.

François Pinault

Dialogue interculturel

Le cabinet Cooperans, à l’initiative du projet Yuanmingyuan, ne peut se prononcer sur cette question qui ne pourra être résolue que dans le cadre d’une coopération bilatérale accrue entre la Chine et les pays où ces œuvres sont actuellement présentes.  Cependant, Cooperans invite l’ensemble parties, et notamment les musées européens, à réfléchir sur les explications à donner aux visiteurs au sujet des œuvres pillées.

Cooperans accompagne Chinois et Européens dans ce dialogue et la mise en lumière de cet épisode malheureusement encore trop peu connu du public européen. Notre cabinet propose ses services pour des projets de promotion culturelle.

Cooperans accompagne les porteurs de projets concernés par les questions de restitutions d’œuvres en Europe, en Asie, et dans le reste du monde.